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 [Wild] Sambre

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Age du personnage : 27
Deutschmarks : 29213

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MessageSujet: [Wild] Sambre   Sam 28 Aoû - 20:27

† AUTRE †



Origine de votre avatar
Le fichier se nomme cold_rain_by_rogner5th.jpg. J'imagine qu'il a donc été réalisé (avec un talent certain) par Rogner5th. (grand merci au Petit Prince pour me l'avoir fait découvrir ;o)

Votre disponibilité sur le forum
Je rentre en Master, mais a priori je dirais "tout le temps".

Évolution envisagée
D'un point de vue personnel, Sambre a une quête métaphysique sur les bras - qui devrait être influencée par ses actions au sein de la Cour (que j'ignore encore totalement).

Liens éventuels de votre personnage
Potentiellement toute personne trainant dans une fumerie d'opium aux abords de la Seine.



† IDENTITÉ †


Nom Grimelle, le nom de son père qu'il porte officieusement si besoin est (né dans la clandestinité, il n'a jamais été déclaré)

Prénoms Sambre

Date de naissance Un jour d'octobre 1925

Origines Père français, Mère Allemande

Parti Cour des miracles

Métier ou Statut Pianiste

ADN Animal Renard

Génération Deuxième



† DESCRIPTION ET ANAMNÈSE †


1.

Cette histoire-là, je ne la dois qu'au hasard.

Le pur hasard.

Celui qui m'envoya, entre tous lieux de perdition possibles, m'échouer dans une fumerie d'opium aux abords de la Seine.

Celle où il se trouvait, lui.

Sambre.

Drapé dans les vapeurs et la fumée. Caché derrière ses mains - et les touches noires et blanches d'un clavier.

~
L'opium m'avait déjà saisi lorsque les notes commencèrent doucement à tomber – mais je n'ai pas oublié.

Je n'oublierai jamais.

Cette nuit-là, j'ai perdu mon nom. J'ai perdu mon histoire et j'ai perdu ma haine.
Je fus, particule infime de cette musique étrange, une myriade de pas qui battait les pavés. Je fus chaque rue, chaque fenêtre, chaque vie.

J'étais allemand lorsque tout s'éteignit – et que la dernière goutte de piano retentit.

~
Sambre.

Je revins la nuit suivante, pour l'écouter encore. Sans opium cette fois-ci. Je voulais voir, savoir qui était cet homme – lui dont la musique parvenait à diluer la guerre qu'aucune drogue n'avait pu occulter.

Il effleurait des doigts les touches du piano, sans en jouer. Juste, tu aurais dit qu'il rêvait avec ses yeux fermés. Un drôle de somnambule, quoi, avec sa tignasse que la pénombre enfumée rendait incertaine, et qui lui tombait emmêlée sur les épaules et la nuque.

À ma grande déception, il ne joua pas cette nuit-là. Après s'être contenter de rêver en silence au dessus du clavier, il s'éclipsa finalement derrière une tenture. On m'apprit qu'il ne jouait pas forcément tous les soirs – et même que parfois, il ne venait pas du tout. Mais ça n'avait pas d'importance. Ces nuits-là, m'a-t-on dit, Sambre cherchait d'autres notes à jouer, des notes que lui seul entendait.

~
Une semaine passa, et je revins chaque soir. Sans fumer, jamais. Je ne voulais qu'écouter Sambre, et ces notes étranges qui n'appartenaient qu'à lui.

Je l'entendis encore trois fois – et trois fois encore je perdis mon nom, je perdis mon histoire et je perdis ma haine.



2.

Les langues des habitués, à son sujet, demeuraient silencieuses : Sambre semblait ne venir de nulle part – c'était paraît-il un ami du patron, et l'on ne savait rien d'autre.

Le regard noir des clients, malgré l'opium et leur feinte ignorance, ne laissaient toutefois guère de doutes sur la véritable teneur de leur message : tais-toi, écoute, et ne pose pas de questions. Peut-être
est-il Juif, me suis-je dit. Ou homosexuel, ou Tsigane. Ou tout autre tâche sur la folie de ce putain d'empire, quoi.

Ha !

Comment pouvais-je imaginer ce que je verrais cette nuit-là ?

~
C'était un de ces soirs où Sambre rêvait en effleurant son clavier. Deux hommes que je n'avais encore jamais vu dans la fumerie d'opium s'étaient installés dans un coin, et ne le quittaient pas des yeux.

Comme moi, ils ne fumaient pas – mais eux s'employaient à faire croire le contraire.

Ils venaient pour lui. Lui, Sambre, et non les notes de son piano.

~
J'ignore s'il s'est rendu compte de leur présence. Mais toujours est-il qu'il s'éclipsa rapidement, passant derrière la tenture comme à son habitude.

Les deux autres se levèrent alors sans un bruit, et quittèrent la fumerie.

Et moi, pauvre fou, je sortis à leur suite sans même savoir pourquoi.

~
- Hé, il semble qu'on ait trouvé un autre rat !
- Ma foi, je crois bien que oui... Écoute écoute, je crois même qu'il grogne...

Les deux hommes s'étaient faufilés en hâte dans les ruelles qui contournaient la fumerie, pour finalement déboucher sur une impasse étroite. Ils savaient parfaitement où aller – et je compris, à leur voix, qu'ils étaient allemands.

Avec tout le silence possible, je me glissai alors le long des murs, jusqu'à pouvoir les observer.

~
Seul un lampadaire crasseux éclairait la scène, et ce fut avec difficulté que je reconnus Sambre, quelques mètres devant les deux autres.

Son corps n'était plus celui d'un pianiste désormais. Il s'avançait doucement, ramassé sur lui-même – et, je te jure que c'est vrai, un grognement sourd vibrait dans sa gorge.

Une telle vue me glaça d'effroi, et mes doigts trouvèrent à tâtons un pavé descellé, qu'ils extirpèrent en tremblant.

~
De ce qui se passa ensuite, mon esprit refuse de se rappeler clairement. L'un des deux Allemands esquissa un geste, rapide, mais encore trop lent pour... ce qui se tenait face à lui. Sambre fondit sur lui et le plaqua au sol, déséquilibrant au passage le second.

Je...

Jamais, encore, je ne l'avais entendu parlé – jamais, je ne l'avais vu... ouvrir... ouvrir la bouche.

Ses mâchoires – les mâchoires de Sambre – étaient garnies de crocs – des crocs comme les chiens, comme les loups...

…je crois l'avoir vu les plonger dans la gorge de l'Allemand qu'il maintenait au sol, et que l'autre s'est mis à hurler, à paniquer...

il a reculé en farfouillant dans ses poches, il a sortit un flingue – ses mains tremblaient, comme les miennes, mais il allait tirer

tirer sur Sambre

tirer sur Sambre, dont la musique parvenait à diluer l'horreur qu'aucune drogue ne pouvait occulter


J'ai abattu le pavé. J'ai du lui fracasser le crâne, à cet Allemand – je ne sais pas, je n'ai même pas regardé. Maintenant que j'y pense, je n'ai jamais su qui ils étaient.

Sambre se releva, la bouche encore ruisselante de sang, et je vis ses yeux briller – deux billes d'ambres que jamais, dans la pénombre saturée de la fumerie d'opium, je n'avais remarquées.




Jugé "Correct" par l'Admin : D BRAVO

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Oh my God, I mean, oh Myself !

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Deutschmarks : 29748

MessageSujet: Re: [Wild] Sambre   Sam 4 Sep - 21:26

Eh bien voilà, c'est parfait : )
Bon jeu parmi nous ^^


___________________________________



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[Wild] Sambre

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