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 [ Humaine / Chef de Parti ] Jeanne Moulin, flamme vive.

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MessageSujet: [ Humaine / Chef de Parti ] Jeanne Moulin, flamme vive.   Sam 19 Juin - 19:55







Écoute, peuple de Paris :
Tu n'as pas la fièvre.
Écoute ces pas qui marchent dans la nuit,
Qui s'approchent de ton rêve.
Tu vois des ombres qui forment une fresque gigantesque accrochée dans ton ciel.
Écoute, peuple de Paris :
Regarde, peuple de Paris, ces ombres éternelles!
Qui défilent en chantant sous ton ciel...



† AUTRE †

Personnage créé pour le forum... Paris 44

Origine de votre avatar Inconnue.

Évolution envisagéeJeanne devra comprendre que les Wilds ne sont pas forcément tous mauvais, qu'ils ne sont pas les animaux qu'on lui a toujours décrit. Peut-être pourra-t-elle en rencontrer, pour changer d'avis...
Sinon, son évolution personnelle dépendra intrinsèquement de ce qu'il adviendra des siens.

Votre disponibilité sur le forum Disponible par périodes.


La petite fleur qui tombe
Pourrait faire un bruit de bombe...
Ecoutez, écoutez!
La petite fleur profane,
Celle qui jamais ne fane,
Place de la Liberté.


† IDENTITE †

Nom Moulin, née Merteuil
Prénoms Jeanne Elisabeth
Connu sous le nom de Gangrène

Date de naissance5 Novembre 1911 [33 ans]
Origines Françaises.

Parti Résistance.
Métier ou Statut Chef de la Résistance et donc du Gouvernement Provisoire Français. Présidente du CNR.
Officiellement, veuve Moulin, propriétaire d'industries dans les colonies, de presses en France et d'un bar du Quartier Latin, le café Musain sur la place de St Michel. Elle a aussi une maison près des Halles.


Les deux pieds dans Paris, le front dans l'avenir
La main tendue à qui voulait bien la tenir
Je fus heureuse, je vous le jure,
Les chansons crépitaient à chaque coin de rue,
Et moi, frappée au cœur d'une rose perdue,
J'en garde encore une blessure...


† DEscriptIONS †

La petite fleur qui tombe,
Pourrait faire un bruit de bombe...
Écoutez, écoutez!
La petite fleur profane,
Celle qui jamais ne fane,
Place de la Liberté.


Physique ET psychologique

"La Moulin? Bah! Mauvaise femme, mauvaise épouse. Une garçonne. Elle s'est remise bien vite de son veuvage, allez! C'pas une femme rangée, ça. Mœurs légères, et ça se croit éduquée. Mauvaises fréquentations. Et c'est quoi tous ces hommes qui passent par chez elle? Des étudiants, des poètes, des paumés. Des artistes, des nègres, des étrangers, des communistes, des anarchistes, des homosexuels, que des gens bizarres… mauvaise clique que tout ça, j'vous dis. Et regardez -la passer, la Moulin! Fière avec ça! Clope au bec, chapeau de travers, sourire goguenard. Elle se moque des pauvres gens, c'te femme, elle se moque, son insolence au raz des lèvres. Et vulgaire! Elle a pas le langage d'une dame bien élevée, ses parents en mourraient de honte, les malheureux, si c'était pas déjà trop tard pour les pauvres bougres. Elle sait pas rester à sa place. On la voit porter des pantalons, on dit qu'elle se bat comme un homme. Et ses cheveux courts, lâchés! C'pas des manières que de porter comme ça cette crinière rousse. L'est allée dans les Colonies, la Moulin. On l'entend parfois jurer dans des langues pas civilisées, quand elle écorche pas les oreilles des pauvres bougres avec son argot. L'est allée au Sud, et n'a ramené que des objets bizarres et de sales manies.

Et vous savez c'qu'on dit? Elle est stérile, la Moulin.
Mauvaise, mauvaise femme…"
Madame Dubreuil, boulangère.



"Oh, Jeanne. Pauvre Jeanne. Toujours quelque chose de triste au coin de l'œil, au coin des lèvres. Un visage marqué par les revers de fortune. Elle a un physique frappant, un de ceux qu'on n'oublie pas. Pas qu'elle soit jolie, non, mais il y a chez elle quelque chose de fascinant. Dans les boucles farouches de ses cheveux de feu encadrant sa mâchoire, dans l'Agathe de ses yeux… Elle porte sa dignité jusque dans les creux de ses blessures. Toute en finesse, souple comme un serpent qui danse, une foulée rapide, presque masculine, et gracieuse pourtant… Un visage trop anguleux, sans doute: pommettes trop saillantes, lèvres pas assez pleines pour compenser, et ses yeux si durs, si tristes… C'est pas un modèle pour Gavarni, c'est sûr… Il n'y a pas de pureté innocente, de fragile féminité. Juste… juste quelque chose qui brûle, profondément. Elle est rouge, la Moulin, rouge jusque dans le vert de son regard. Rouge-flamme, rouge-idéal. Dans notre monde, vous comprenez, on ne recherche pas une femme rouge… Une demoiselle se doit d'être toute de nuances pastel, délicates, une œuvre raffinée. Pas Jeanne: Jeanne, c'est le peintre qui serait devenu fou, qui aurait aspergé le tableau de maître et brouillé les contours d'une peinture carmin. Jeanne, c'est une pierre non taillée, un éclat de volcan. Mais…
Mais c'est si inconvenant, le rouge.
Pourtant, elle a des restes d'une adolescence corsetée, d'une éducation de demoiselle comme il faut… Quelque chose dans la manière d'arranger sa toilette, son chapeau. Pas de la coquetterie: plus une vieille habitude, chargée par les ans. Dans son maintien si droit, si orgueilleux! Qu'elle semble défier le monde entier.
Qu'elle devait être jolie, jeune! Dommage, vraiment, que la vie ait voilé ses traits d'amertume. Enfin… Elle a son charme, Jeanne, dans sa fierté, dans ses yeux clairs. Et elle est belle, au fond -pas de façon conventionnelle. Elle a un charisme écrasant, quand elle le veut bien… C'est une fleur fanée qui traine sur les pavés de Paris.

Je lui ai proposé de faire son portrait, vous savez? Gratuitement. Mais elle a refusé, en riant, en objectant qu'elle ne voulait pas se voir et que je ne lui devais rien. Cette dame -une Dame, oui! Quoi qu'on vous dise…- en a tant fait pour moi que ça m'a ennuyé. Je ne savais pas comment la rembourser, vous voyez. C'est qu'elle est comme ça, Jeanne. Profondément altruiste. Elle écoute, elle soutient. Elle m'a logé, nourri à l'œil, jusqu'à ce que je me trouve un patron. Et encore, ce patron, c'est elle qui me l'a présenté. Les chats perdus, les artistes, les prophètes, elle les connait tous. Les malheureux et les illuminés. Elle est cultivée, Jeanne, tolérante et ouverte, elle parle plusieurs langues, a beaucoup lu… Ce portrait, je le ferais quand même un jour. Même si je ne saurais jamais rendre sa voix. Elle a une si belle voix… Un peu rauque, un peu cassée, vous voyez? Grave et profonde. Parfois on l'entend chanter, ou siffler comme un homme, dans son bar, quand la nuit vieillit… Sa voix amère porte en elle les accents de la liberté perdue. Et par ses lèvres tristes, c'est Paris qui chante sous ses chaines… "
Armand Cheir, étudiant aux Beaux Arts.



"La chef? Sacré bonne femme. Elle a du courage, Jeanne, vous savez. C'est lourd, toutes ces responsabilités, toutes ces vies sur ses frêles épaules. Tout ces échecs. Et les morts, tous ces morts qu'on connait: des camarades, des amis. Parfois, quand elle croit qu'on ne la regarde pas, son échine se courbe, sa voix se lézarde, elle prend son visage dans sa main. Elle tremble un peu, et je crois souvent qu'elle va s'écrouler, s'affaisser comme une fleur trop fragile. Mais non. Elle résiste, pour les gars, pour nous, pour moi. Pour la France et pour la Liberté, qu'elle dit. Mais je sais que quand elle est seule, elle désespère. Elle mène une armée de condamnés, et ça la tue à petits feux. Seulement voilà, elle est comme ça, Jeanne: elle ne se confie à personne. Elle est bravache, et puis il faut qu'elle reste un symbole de force, sinon tout s'écroulera. Une fois, j'ai frappé à la porte de son appartement. Elle ne répondait pas, je suis entré. Et je l'ai vue nue… Rien que de dos. Elle avait des marques de brulures, partout, sur la peau. Et puis elle semblait si frêle, ainsi… J'ai pas bien vu, hein, parce que sitôt qu'elle m'a entendu, elle a empoigné une serviette et caché ses marques, en me hurlant de sortir. J'ai décampé vite fait, je vous le dis. Parce que notre Jeanne, elle se bat bien, elle cogne fort. Dressée avec le poing! Rapide comme un serpent. Et puis elle tire mieux qu'un homme, sans sourciller. Ça pour viser! Elle sait le faire. Elle vous aligne une pomme à cent mètres, voire plus. Et pour fragile qu'elle puisse sembler, jamais rencontré une femme aussi forte. Un sacré sang froid, notre Jeanne. Une stratège calme, qui sait prendre les décisions. Elle nous a tous organisés, nous autres pauvres idéalistes un peu fous qui courrions à l'abattoir. Elle nous a organisés, et je pense qu'elle a sauvé notre peau. Et pourtant, même si ça la ronge, et même si ça la tue, elle sait se résoudre aux sacrifices. Parce que comme elle dit, la Résistance doit continuer d'exister, malgré nos pertes, et malgré notre peu d'espoir.
C'est une femme désespérée, Jeanne. Mais je sais, je sais qu'elle ira jusqu'au bout. Quoi qu'il lui en coûte. "
Ruis Esteban, résistant, ancien Républicain espagnol.



" Gangrène? Fine plume, langue acérée. On retrouve le journal un peu partout, et même si les allemands l'ont interdit, la distribution continue d'être assurée. On les trouve, comme au hasard, ces papiers porteurs d'un accent d'insolente liberté. Ça rend les Boches fous: ils font tout pour les détruire, empêcher la diffusion, arracher les affiches… mais voilà, le lendemain, ça les nargue de nouveau, les tracts, les affiches, les journaux, et la signature qui raye les textes d'un trait farouche: Gangrène, Gangrène… Et ça se répand dans Paris, ce chant rebelle qui suinte entre les pavés… Exempt de propagande, voilà les vraies nouvelles! Chaque attentat contre les Nazis, chacun de leurs échecs, chacune de leurs monstruosités, les meurtres de leurs bêtes, et chaque traitrise des collabos est pointé de la plume. A la radio, Londres hurle son nom. Et Paris s'ébroue sous le joug! Insaisissable, et morgue insolente! Ce nom est partout, sur toutes les lèvres, avec mépris, avec haine, ou avec admiration dissimulée. Gangrène! Quel courage.

Voulez que je vous dise, quand même? J'aimerais pas être à sa place quand les SS mettront la griffe dessus…"
Léandre Desdré, artiste de rue.



Aujourd'hui que l'hiver a séparé nos mains,
Je vais obstinément sur le même chemin...
Entre la rage et la tendresse,
Dans Paris aux murs gris jusqu'au-dessus des toits,
Une petite fleur me dit rappelle-toi!
Ne me laisse pas en détresse...




† ANAMNÈSE †

Que dit-on de vous ?

On dit, on dit...
On dit que Jeanne est riche. On dit que Jeanne est pauvre. On dit qu'elle est collabo, on dit qu'elle est résistante. On dit qu'elle connait Gangrène. On dit qu'elle est stérile. On dit qu'elle a un fils. On dit qu'elle est répudiée, qu'elle a un mari quelque part... On dit, on dit...
On dit qu'elle est allée dans les colonies. On dit qu'elle a connu De Gaulle, on dit qu'ils furent proches, on dit qu'ils furent ennemis. On dit, on dit...
On dit qu'elle est belle, on dit qu'elle est laide, on dit qu'elle est débauchée, Jeanne. On dit qu'elle connait tous les artistes, tous les paumés, on dit... On dit qu'elle a ses entrées chez les puissants, on dit qu'elle connait tout le monde, Jeanne. On dit, on dit...
On dit, on dit, on ne sait pas. On ne sait rien.

Et vous, que direz vous sur Jeanne?

Résumé Biographique
Jugé "Correct" par l'Admin : D BRAVO





† LIENS POTENTIELS †


- Tous les Résistants, de toutes sortes: ce qui combattent, ce qui écrivent, ce qui cachent, ceux qui approvisionnent...
- Les espagnols ayant fuit Franco, les maquisards anti-phalangistes, les artistes, les journalistes et les auteurs républicains exilés.
- La haute société parisienne et plus particulièrement la haute bourgeoisie: leurs rapports sont tendus.
- Les étudiants du Quartier Latin.
- Ceux qui viennent de colonies (particulièrement d'Afrique, d'Indochine ou d'Australie).
- Tout ce qui peuvent avoir un lien avec le camp de Sobibor en Pologne, tous ceux qui peuvent avoir croisé une jeune déportée juive du nom de Rachel Veires.

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MessageSujet: Re: [ Humaine / Chef de Parti ] Jeanne Moulin, flamme vive.   Sam 26 Juin - 16:57

Vouala qui me plait ! Avec tous les détails qu'il nous faut ! Bienvenue parmi nous, l'amie !


___________________________________



I is the bestest
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[ Humaine / Chef de Parti ] Jeanne Moulin, flamme vive.

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